Envie de sucre : pour quelles raisons en avons-nous ?

Femme avec du chocolat

Les envies de sucre sont assez courantes. Vous en êtes concerné ? La plaque de chocolat vous fait facilement craquer ? Même après un repas, vous ne résistez pas à l’envie de vous faire plaisir avec des petits gâteaux ? Tous ces signes évoquent un manque de sérotonine. Une situation qui peut s’arranger. Suivez nos conseils.

Le sucre : un besoin pour le cerveau

Un bon fonctionnement du cerveau passe par l’apport de sucre : un besoin essentiel. Cependant, lorsqu’une envie de sucre devient un besoin, voire un manque, et que cela dure, il peut s’agir d’une dépendance. Et le fait d’ingérer du sucre à tout-va de façon impulsive ne va pas arranger les choses, bien au contraire. Ainsi, en cédant à la tentation du sucre, vous craquerez certainement sur une barre de chocolat. Un moment qui vous réconfortera grâce à la satisfaction du sucre et un apport de bien-être et de détente mais cet apaisement sera malheureusement temporaire. A contrario, si vous ne cédez pas à l’appel du sucre, il y a de fort risque pour que votre humeur change et que vous deveniez irritable, voire agressif à cause de la frustration et de l’envie non assouvie.

La sérotonine : un antidépresseur naturel

La sérotonine est un antidépresseur naturellement fabriqué par notre corps, et plus précisément par notre cerveau. Sa sécrétion se fait au moment de l’après-midi et le soir afin de « ralentir » l’organisme dans l’optique de nous relaxer. Elle tient alors son nom d’« hormone de la zénitude » grâce à sa capacité de frein sur l’organisme en apportant la sensation de satiété. Ainsi, l’hormone de sérotonine va venir réguler notre appétit et donc, notre envie de manger sucré.

C’est grâce à la sérotonine que nous pouvons prendre du recul, elle procure en effet ce sentiment de sérénité, qui nous éloigne du stress. Bien entendu, il faut également prendre en compte une multitude de facteurs tiers dans cette sensation anti-stress car divers neuromédiateurs interviennent aussi pour apporter l’équilibre dont notre corps a besoin. Cependant, un manque de sérotonine va amener des bouleversements sur l’état de santé.

Ainsi, une défaillance en sérotonine va engendrer les symptômes suivant :

  • des troubles de l’humeur avec des variations des émotions accompagnée de phrase d’irritabilité, d’impatience et d’impulsivité ;
  • un sommeil perturbé ;
  • une fatigue psychique ;
  • des grignotages fréquents, surtout en fin de journée, voire la nuit ;
  • des besoins de plus en plus addictifs ;
  • une déprime passagère, voire une dépression ;
  • une baisse de l’estime de soi ;
  • des envies sucrées compulsives, surtout chez les femmes avant leurs menstruations.

Vous l’aurez compris, notre satiété, notre humeur mais aussi notre quiétude et notre prise de recul sont dépendants de la sérotonine. Ainsi, si vous remarquez qu’en fin de journée, l’après-midi et/ou le soir vous désirez du sucre, et cela de manière prolongée, sur une période qui dure, il s’agit certainement d’une carence en sérotonine.

Manque de sérotonine : à quoi cela est dû ?

C’est en allant consulter un micronutritionniste que vous pourrez réellement évaluer votre taux de sérotonine afin d’avoir un diagnostic précis. Ce dernier, durant la consultation, va vouloir définir les différents facteurs de votre carence en sérotonine. Voici les causes possibles d’un manque de sérotonine :

  • Les causes intestinales : une flore intestinale de mauvaise qualité, un fonctionnement intestinal défaillant, une inflammation intestinale, une constipation chronique.
  • Un mode de vie inadapté : le stress sur le long terme, des antécédents, une mauvaise alimentation entraînant une carence de micronutriments (notamment ceux nécessaire à la synthèse de la sérotonine), un régime inadapté, la prise régulière de médicaments, le manque de tryptophane (un acide aminé contenu dans certaines protéines).

La sérotonine : ce qu’il faut savoir

Ce sont les neurones qui constituent les cellules de notre cerveau. Elles permettent le transport des informations, établissent nos pensées, dirigent notre comportement et stockent les informations en mémoire à l’aide des neurotransmetteurs. Les neurotransmetteurs sont des molécules particulières dont la sérotonine appartient.

L’intestin : « le deuxième cerveau »

C’est un professeur, de l’Université de Colombia, Michael Gershon qui a été le précurseur de la neurogastro-entérologie. Aujourd’hui cette discipline qui établit le lien entre le cerveau et l’intestin est démocratisée. A l’époque, en 1999, le professeur a publié « The Second Brain », soit le fait que l’intestin est notre deuxième cerveau. Ses travaux démontrent la présence de 200 millions de neurones au sein de l’intestin. Il met également en évidence que 95% de la sérotonine est synthétisé dans l’intestin. Ainsi, l’évidence de la communication entre le cerveau et l’intestin ne fait plus de doute. Les études sur le lien entre le cerveau et l’intestin continuent.

Nous comprenons alors mieux le rapport entre la qualité de notre flore intestinale qui impacte notre alimentation en jouant un rôle sur notre comportement. En effet, la sérotonine étant fabriquée dans l’intestin.

Les envies de sucre : comment y remédier ?

La cause la plus courante est alors un simple manque en sérotonine. Une carence qui peut être facilement contrée avec l’aide d’un professionnel de santé. Ainsi, vos envies de sucré en fin de journée pourront être remédiées.

C’est le spécialiste en micronutrition qui pourra vous donner les directives à suivre pour en venir à bout de ces pulsions sucrées et enfin y remédier.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *