Philanthropie, crowdfunding : comment lancer un média ?

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C’est le rêve de nombreux créateurs : lancer son propre projet. Qu’il s’agisse d’un podcast, d’un média numérique ou d’une édition papier, de multiples personnes chaque jour cherchent un moyen de concrétiser cette ambition. Pourtant, la situation n’est pas évidente. Le secteur de la culture est en crise et les aides se font plus rares. Quelles alternatives existe-t-il pour ne pas dire adieu à son projet de média ?

Quels types de média privilégier pour se lancer ?

Avant de se lancer, il faut être réaliste. Le journalisme et les médias classiques ne sont plus dans leur heure de gloire. La transition digitale demande forcément à ce que les projets du futur soient en accord avec cette numérisation. Pour pouvoir exister au milieu d’un monde connecté, qui possède toute l’information de quelques clics, il est donc essentiel de prévoir du contenu qui accroche.

Cela ne passe pas par de la création publicitaire ou tapageuse, bien sûr. Certains cartonnent en s’y prenant à l’inverse des tendances, proposant volontairement du contenu froid analysé sous tous les angles dans des dossiers long formats.

D’autres jouent le jeu des tendances mais sans oublier de donner une touche d’originalité à leur projet. De nombreux médias de la presse indépendante française, par exemple, sont hyper-focalisés. Ils s’intéressent à des domaines de niche pour cultiver toute une communauté. L’écologie, par exemple, avec des articles dédiés au tawashi et à d’autres astuces.

S’ils sont généralistes, ils cherchent à proposer des formats originaux. Des nouveaux projets, par exemple, proposent du contenu journalistique uniquement sous format vidéo ou podcast, directement sur portable. Après tout, les consommations des Français se font majoritairement en ligne et sur portable. 86,9 % d’entre eux, de fait, regardent activement des vidéos.

Opter pour le financement participatif pour son média

En choisissant un type de média qui concorde avec les tendances, c’est aussi une façon de s’ancrer durablement dans les habitudes. Se faire une place sur les réseaux, alors, est primordial. Avoir du contenu qui peut s’accéder depuis son téléphone sera tout aussi important.

Cela passe par des contenus digitaux sur des applications comme Instagram ou TikTok, bien sûr. D’autres moyens, pourtant, permettent de cultiver son réseau et de créer une communauté. Des playlists, des newsletters, des forums de discussion : les idées sont nombreuses.

Développer son réseau, avant même de lancer son projet, c’est se donner des chances en voulant rassembler des fonds. De nombreux médias indépendants, pour des projets de toutes les ampleurs, n’hésitent plus, en effet, à faire appel à leur communauté. Le principe de financement participatif s’est popularisé.

Ce système a permis à de nombreux projets de se lancer. En échange de contreparties, par exemple des accès limités à certains contenus, des avant-premières, de la marchandise personnalisée et autres, les intéressés donnent de l’argent pour soutenir l’idée. La cagnotte se remplit alors d’autant plus alors que la communauté augmente.

Le journalisme philanthropique fait ses preuves

Au-delà du financement participatif ou des subventions publiques, qui peuvent toutes deux faire des bases solides et conciliables pour son projet, il y a aussi l’idée de la philanthropie. Ce concept a eu du mal à s’étendre en Europe, dans les premiers temps. Le modèle américain, pourtant, l’embrasse depuis plusieurs années maintenant.

Plusieurs études, depuis, continuent d’appuyer sur l’intérêt de la philanthropie en journalisme. Cela, que le média soit à but lucratif ou non. L’idée fait tiquer, car la philanthropie au départ sert à soutenir des causes sans rendement. Pourtant, lorsqu’il est question d’intérêt public, cette philosophie peut s’agrandir.

Au Canada, déjà, le gouvernement inclut les dons aux médias dans son système de défiscalisation, à l’instar d’autres dons en faveur d’associations non-lucratives. Pour des experts en Australie, le journalisme philanthropique serait même le seul moyen de pouvoir sauver, dans certains cas, la presse spécialisée ou locale.

Ici, la communauté publique décide de soutenir le projet média sans attendre de contreparties en retour. C’est un moyen idéal, si bien organisé et réalisé dans une bonne éthique, de lancer son projet de média. Là encore, développer sa communauté de lecteurs et d’auditeurs sera essentiel.

Pour plus d’informations à ce sujet : Podaj.net.

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